L'enquete …………….

L'enquête s'oriente d'abord vers l'hypothèse du vol qui aurait mal tourné,  un ou plusieurs hommes auraient pu venir tourner autour du campement des Anglais, et être surpris par Jack Drummond qui ne dormait pas.

Une longue enquête …….

On a beaucoup reproché au Commissaire Sebeille les longueurs de son enquête, mais il y a des raisons à cela : des témoins qui ne se font pas tous connaître rapidement, d'abord il y a ces automobilistes qui sont passés sur la route la nuit du crime, on en retrouve une vingtaine, sur les soixante qui sont sûrement passés.

Ensuite les témoins « auditifs », ceux qui ont entendu les confidences de la famille Dominici, attendent avant de livrer leurs précieux témoignages, ou ne sont interrogés que tardivement.  Puis surtout, Sébeille , ses hommes, et la gendarmerie, effectuent de multiples vérifications pour couper court à toutes les  hypothèses  saugrenues et perdent ainsi du temps pour vérifier les pistes offertes par les lettres anonymes qui arrivent par dizaine à la Mairie de Peyruis, là où le commissaire a installé son bureau.     

Mais revenons au début de notre enquête, en fin de journée, le commissaire Sébeille possède donc l'arme du crime, et les éléments déjà évoqués
( début des autopsies ) . Il revient  vers 19h00 à la Grand'terre, il y rencontre Gaston Dominici, qui après avoir répété qu'il n'avait rien vu, et rien
entendu, lui donne une version du crime qui laisse Sébeille interloqué.

En revenant du pont de pierre pour remonter sur la route, arrivé à hauteur du campement des Drummond, Gaston montre avec sa canne, l'emplacement du corps de lady Ann, et dit a Sébeille  «  l'Anglaise est tombée là, elle n'a pas souffert ». Surpris, Sébeille montre sa stupéfaction à Gaston, qui
embraye un vague « enfin je suppose … ».

Edmond Sébeille monte dans sa traction avant, en direction d'une pension de famille a Peyruis ( 04 )  où il va loger avec ses hommes.  La journée du 5 Août est finie et le premier jour d'enquête avec.


En 2004 nous avons retrouvé cette pension de famille, ( au premier plan début de la vidéo ) , au premier étage de cette maison grise se trouvait la chambre du Commissaire, et celle de ses hommes, au fond de la rue, le «  café des Alpes » qui porte encore le même nom, 50 ans après. 

                                                                                                       VIDEO DES LIEUX :       PENSION DE FAMILLE SEBEILLE

Le commissaire Sébeille établit son quartier général à la Mairie de Peyruis, en face du café des Alpes ( store vert ).

C'est dans cette Mairie que Gustave Dominici subira son premier interrogatoire officiel.   


                                                                                               
VIDEO DES LIEUX : MARIE DE PEYRUIS,  CAFE DES ALPES


Le café des Alpes fut le lieu de rencontre de bon nombre de journalistes, chacun y refaisait « L'affaire ».  Sébeille est ses hommes mangèrent
souvent a cet endroit. 


Les jours suivants, Le Commissaire lance les recherches en particulier sur l'arme du crime, d'abord il l'exhibe à la presse en Mairie de Peyruis et
commence par faire le tour des propriétés de la région, Mas, Fermes, tout y passe.

Un matin, sur la route RN 96 à hauteur de la gare de Lurs, Le Commissaire y rencontre Clovis Dominici, après lui avoir dit bonjour, le Commissaire sort la carabine qui était placée sous un journal.  Clovis Dominici fut alors pris de sueur, puis se mit à genoux ( relaté par le commissaire, son adjoint Ranchin et Clovis lui même ). Pas de doute, Clovis venait de reconnaître l'arme, elle provenait de la Grand'terre.   

Clovis Dominici fut conduit à la Mairie de Peyruis pour interrogatoire, or il ne parla pas, en tout cas, pas ce jour là…
Mais le Commissaire avait marqué quelques points, Gustave n'était pas net dans ses explications, Clovis avait probablement reconnu l'arme du crime, le Commissaire Sébeille devait fouiller cette piste plus que les autres, c'est évident.

Mais on sait, malgré la légende, que le Commissaire Sébeille ne s'intéressa pas tout de suite aux habitants de la Grand'terre, les premiers soupçons à
l'encontre des Dominici sont venus peu a peu. 

Voici les pistes suivies par la Police et la Gendarmerie pendant les premiers jours et semaines : 

-Mr Francisco, mineur, il vit seul a l'ancienne école de Ganagobie, cela fait de lui un coupable potentiel...
-Les deux enfants assis, prés de la route de Peyruis la nuit du crime.
-MR Samuel ramasseur d'escargots…
-La « deuxième » Hillman, sur la quelle nous reviendrons.
-L'auto-stoppeur de Manosque à Marseille.
-Mr Lereboullet, soit disant vu sur la route le 4 au soir, mis hors de cause.
-Les deux piétons en short, vus sur la route.
-La bicyclette rouge sans guidon, à l'entrée de Peyruis( perdue par des forains ).
-Un porteur de cannes à pêche apperçu la veille dans les environs …
-Des ouvriers à Ganagobie qui ont  remarqué une Peugeot 202 et une voiture Anglaise sur l'ancienne route de Lurs.
- La piste allemande : «  Barthosky », qui dès le premier mois d'enquête sera interrogé pendant plusieurs jours, il est considéré déjà à l'époque comme un mythomane.
-Et bien sûr, les Dominici, chez qui le commissaire Sébeille perquisitionne le 7 Août, comme il le fera dans une bonne dizaine de fermes alentours. 



Inutile de nous étendre sur chaque piste, elle furent toutes expliquéss, mais elles prouvent une chose, la Police a fait un travail de vérification important et ne s'est pas focalisée sur les Dominici, qui n'était donc pas la piste exclusive du Commissaire.



De la morgue de l'hôpital de Forcalquier, Les Drummond sont amenés à la Cathédrale, une messe est dite, une foule impressionnante suit le cortège des trois chariots noirs et fleuris. Sous les arbres de l'avenue conduisant au cimetière, c'est leur dernier voyage. Le Consul d'Angleterre venu de
Marseille est là, ainsi que la Grand mère de Elisabeth, et les amis des Drummond, les Marrian.
Les Dominici ne sont pas présents, il vaquent à leurs occupations, il y a du travail à la ferme, puis il faut dire qu'ils préfèrent éviter les journalistes. 



C'est dans cette maison au premier étage, que le Commissaire Sébeille prend pension.
Il y restera plusieurs mois avec ses hommes.

L'enquête suite...